A Mendoza, une fois par an, on elit la "Reine des Vendanges". Il y a plusieurs candidates en lice, une pour chaque zone de la Province de Mendoza. Les photos des candidates sont partout : gros posters dans les rues, photos dans les vitrines des coiffeurs ou sur les devantures des boutiques. Le jour de l´election et du defile des "Reinas", les supporters se promenent avec des pancartes a leur effigie. Apres une longue ceremonie, c´est Candela I qui enfile la couronne de Reine 2009. Ensuite, elle parade dans toute la ville. Et même sur le lac du Parque General San Martin, ou un petit bateau a moteur lui fait faire le tour du plan d´eau, pendant qu´elle salue les promeneurs du dimanche...
27 mars 2009
Las Reinas
A Mendoza, une fois par an, on elit la "Reine des Vendanges". Il y a plusieurs candidates en lice, une pour chaque zone de la Province de Mendoza. Les photos des candidates sont partout : gros posters dans les rues, photos dans les vitrines des coiffeurs ou sur les devantures des boutiques. Le jour de l´election et du defile des "Reinas", les supporters se promenent avec des pancartes a leur effigie. Apres une longue ceremonie, c´est Candela I qui enfile la couronne de Reine 2009. Ensuite, elle parade dans toute la ville. Et même sur le lac du Parque General San Martin, ou un petit bateau a moteur lui fait faire le tour du plan d´eau, pendant qu´elle salue les promeneurs du dimanche...
Un petit verre de vin...

Avant de partir, quelques copines m'ont offert une
bouteille de vin argentin, avant-goût de ce qui m'attendait ici. Arrivées à Mendoza, l'heure est donc venue de vérifier sur place. Car c'est LA région du vin. Après avoir fait trois fois le tour de la ville en bus nous parvenons à Maipu, petite ville entourée de caves, plus connues ici sous le nom de bodégas.

Rendez-vous chez Brigitte et Philippe Subra, pour leur poser quelques questions sur les vins de la région. Originaires du sud-ouest, ils vivent en Argentine depuis dix ans et n'ont pas perdu une tonalité de leur accent. Très accueillant et adorables, ils ont acheté leurs vignes en 2003, sur un coup de coeur. Depuis, ils produisent plusieurs milliers de bouteilles par an : Cabernet-Sauvignon, Merlot, Malbec... Et là, je dois avouer mon ignorance, car j'ai appris que ce dernier était un cépage de Cahors, mais qui fait sa renommée en terre argentine. Nous avons a goûté et pas de doutes, leur vin a de quoi rendre jaloux quelques producteurs de l'hexagone...Le soir, Brigitte et Philippe avaient de la visite : le Club de pétanque de Mendoza (le premier d'Amérique du Sud !). Et oui. Une association venue taquiner le cochonnet entre les pieds de vignes. Et nous voici, les boules à la main, apprenant à tirer en espagnol, pendant que l'Asado grille tranquillement.


Car ce fut également le soir de notre premier “asado”. Ici, c'est une véritable institution. Disons que c'est un barbecue géant sur lequel on fait griller de la viande pour trente quand on n'est que dix. Les quantités sont énormes. Mais le plus impressionnant, c'est que l'on mange tout !
21 mars 2009
4L, Chevrolet ou Renault 18 ?

Les argentins semblent avoir un goût prononcé pour les vieilles voitures. Pendant que nous, nous les collectionnons et les gardons précieusement dans des garages pour ne les sortir qu'une fois par mois, eux ils roulent avec. De vieilles Renault dont on avait oublié l'existence, d'antiques Peugeot et même la 4 Lde mon enfance : on croise ici toutes sortes de voitures qui feraient s'évanouir plus d'un garagiste voulant leur faire passer un contrôle technique. Les pare-chocs partent en morceaux, la plaque d'immatriculation menace de tomber à chaque nid de poule, les vitres sont devenues opaques à force d'usage, la fumée des pots d'échappement rend aveugle tout conducteur ayant le malheur de rouler trop près, le démarrage est souvent difficile et demande une certaine patience...

L'autre jour, une voiture était garée en pente, dans une rue où je passais. Tout à coup, sans un bruit, elle s'est mise à avancer doucement et sortir de sa place. Au volant, le conducteur descendait tranquillement la rue, enlevant le frein à mains. Vingt mètres plus loin juste avant une intersection, la voiture avait pris suffisament de vitesse et le conducteur a pu démarrer le moteur. Il n'en fallait pas plus pour que la voiture se mette en branle et il a pris son virage, sans inquiétudes. Ici, il faut ruser pour rouler.

14 mars 2009
"Mendoza-les-eaux”
Chez Mario Rodrigo Salas

Il a 32 ans, il est ingénieur chez Siemens et vit à 10 minutes en voiture du centre-ville. Il est l'aîné de quatre frères. C'est peut-être cela qui lui donne son côté mère-poule. Car Rodrigo semble avoir mis un point d'honneur à s'occuper de nous : il nous dépose en ville chaque matin avant d'aller au travail et nous récupère le soir, en rentrant. Je crois que je suis tombée sur l'équivalent argentin de ma soeur.
Rodrigo vit dans une maison simple, à l'angle de deux rues bordées d'arbres. Un étage, de grands murs blancs, quelques meubles, beaucoup de poussière et un grand frigo vide. Une maison de garçon argentin, en somme.Adorable et très accueillant, il nous prépare deux matelas et nous investissons notre nouvelle chambre pour trois nuits. Le lendemain soir il fait une indigestion de crêpes, repas que nous lui avons préparé pour le remercier.
13 mars 2009
Moulins - Mendoza : 33h
Mardi 3 mars, 9h30, départ de Moulins. Quelques heures dans la capitale, le temps de déjeuner avec mes cousins Luc et Vincent, d'acheter quelques boîtes de pâté à offrir et de boire un café avec un ami. Sur le quai du RER de Denfert-Rochereau j'attends Véro, debout avec mon sac sur le dos. Je fais des allers-retours sur le quai. Je reçois quelques coups de fil, histoire de me confirmer que je pars pour longtemps. Véro arrive, bien couverte. Pour ma part je suis en pull, malgré des températures encore légères. On file direction Orly.Décollage de Paris à 20 h 20. Première escale à Madrid, pour 3h d'attente. Dans cet aéroport le sol est un peu dur, mais il convient malgré tout pour soulager la fatigue accumulée. Je n'ai pas beaucoup dormi la nuit dernière, trop excitée par ce départ. Autour de nous, quelques voyageurs en transit occupent eux aussi l'espace. Certains lisent, d'autres dorment, d'autres encore tapotent sur leur ordinateur, tandis que quelques-uns se retrouvent à plusieurs dans un grand bocal pour fumer.
Je me demande si je n'ai rien oublié. Non, tout y est. Les sacs poubelles en cas de pluie, le fil et les aiguilles de secours, les tongs, ... et même la lampe de poche-alarme-boussole-chargeur de portable-port USB que m'a offert ma soeur, soucieuse de mon équipement de voyageuse. Elle pense à tout !
Décollage vers 1h du matin, direction Santiago du Chili. 12 h de vol et nous voici arrivées à Santiago aux alentours de 11h. A nouveau quelques heures d´attente, puis départ pour Mendoza à 17h. De porte a porte, 33h de voyage.

2 mars 2009
Plus que quelques heures
Il est bientôt 2h du matin, je n'ai pas fini mon sac et je me lève tôt demain pour prendre mon train. C'est comme ça à chaque départ. Caro, une amie, vient de partir. J'ai les paupières lourdes et l'excitation de la journée retombe sur mes épaules.Sur le lit, mes vêtements et des objets en vrac. Sur le bureau, mon matériel pour les reportages, des photos de la famille et un sachet de Pastilles Vichy, offert ce week-end par des copines "pour le mal du pays".

Une idée de ce que j'emporte.
Et de ce qu'il reste à faire...


