Pour marquer le coup de ce voyage, rien de tel qu'une nouvelle coupe de cheveux. Chaque promenade en ville est donc l'occasion de guetter LE coiffeur. Celui qui me fera cette coiffure de jeune femme moderne, rêveuse et romantique (...) dont je rêve tant. Et pour pas cher.
Je découvre donc les petits salons pour vieilles dames, les barbiers et les enseignes branchées où le résultat esthétique importe peu, pourvu qu'il soit à la mode. Après avoir poussé quelques portes, je finis par trouver le fauteuil qui acceptera de voir mes cheveux tomber et j'entre une jolie boutique, avec une devanture un tantinet vieillotte, mais pleine de charme. Dans la vitrine apparaissent de vieux objets de beauté en bois, des postes de radio essouflés, des ustensiles de coiffeurs aux années bien tassées. J'hésite un instant, puis tente le coup. Au pire, ça repoussera.
Et me voici entre les mains de Berta. La soixantaine, un visage bienveillant et des dizaines de trophées. Plus d'une cinquantaine. Je crois que je suis tombée sur la coiffeuse la plus titrée du pays. Le salon est envahi par les coupes dorées et argentées, souvenirs de compétitions remportées en vingt-cinq années de coiffure.
Les mèches tombent et nous parlons de ses enfants, de mon métier, de ses trophées. Au final, dix centimètres disparaissent de ma chevelure et la coupe me plaît. Beaucoup. Berta a des doigts magiques. Je sorsd de ma bourse l'équivalent de six euros. Et dire qu'il fallait que je traverse l'Atlantique pour être enfin satisfaite de mon coiffeur...
1 commentaire:
bonjour ma grande,
j'espère que ta nouvelle coupe de cheveux te plait toujours...après quelques jours...comme les lunettes!!!
nous pensons a toi et te suivons avec beaucoup de plaisir.
Nous attendons la nouvelle reine des vins de saint Pourcain pour l'an prochain avec ton expérience argentine!
bises marieannick et cie
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